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Burn all flags !
  • Milan (Italie) : Une critique anti-autoritaire des « brigades populaires »

    14 mai 2020

    Nous avons décidé de traduire ce texte à propos des Brigades Populaires de Milan qui se sont créées au début du confinement Covid-19, en Italie. Un peu partout en France, des Brigades sont nées en répondant à l’ « appel de Milan », comme un « vu en Italie », reprenant l’appellation, le logo et avec une volonté visible de s’afficher comme un groupe structuré et homogène. Si on peut se demander d’où vient cette nécessité de se montrer (mais aux yeux de qui ?) comme tel, en dépit des différences de contextes (…)

  • Pandémie, autorité et liberté

    Une page régulièrement mise à jour sur la situation actuelle 14 mai 2020

    Voici quelques remarques préalables à la publication et à la lecture de contenus sur notre site en temps de confinement et de pandémie, ainsi qu’une liste mise à jour des articles publiés.

  • Du confinement à l’enfermement administratif

    Quelques notes à propos de la quarantaine comme mode de gestion de la pandémie 10 mai 2020

    Il s’agit ici de mieux comprendre le statut de la quarantaine telle qu’elle est proposée pour l’après-confinement en France, en lien avec les politiques visant à maintenir à l’écart une partie de la population, qui se pratiquent en ce moment sous des formes diverses à peu près partout dans le monde. Si on y tente un rapprochement raisonné entre la quarantaine et une forme d’enfermement administratif, ce n’est pas pour opérer une comparaison vaseuses entre le sort actuel et futur des infectés depuis le (…)

  • Contre la politique

    Par Georges Herzig (10 novembre 1900) 10 mai 2020

    Si les travailleurs voulaient y réfléchir un tant soit peu ils s’apercevraient bien vite que la participation à la vie politique, l’usage des droits électoraux que la bourgeoisie a bien voulu lui octroyer, dans son intérêt et pour diminuer les causes du mécontentement public, n’ont changé en rien ni la position historique du prolétariat vis-à-vis des autres classes, ni sa situation économique, restée inférieure, bien que, depuis cinquante-quatre ans de suffrage universel le sort des ouvriers ait défrayé la prose électorale de tous les partis politiques.

  • Pour que cesse le confinement de notre lutte et de nos amitiés

    10 mai 2020

    Ce texte est porté par des personnes mises en examen dans le cadre de l’information judiciaire ouverte sur des militants de Bure. Il a été rédigé par le biais de complexes allers-retours du fait de leurs contrôles judiciaires qui les obligent à « s’abstenir de rentrer en relation » entre elles. Par cette tribune, elles souhaitent se réapproprier tant bien que mal une expression collective face à cette répression atomisante.

  • Grève des loyers partout dans l’Ouest !

    3 mai 2020

    Alors que le 1er mai arrive et qu’un grand nombre de travailleurs se retrouvent encore plus dans la merde organisons-nous pour ne plus payer nos loyers, étendons la grève des loyers ! Tract et affiche à distribuer et coller partout dans l’Ouest !

  • Appel au soutien financier pour Tameio

    Fond de solidarité pour les combattant/es emprisonnés et persécutés en Grèce 3 mai 2020

    L’objectif principal du Fond de solidarité est d’assurer une vie décente aux camarades emprisonnes avec un processus solidaire, qui fournit de soutien outre la famille proche, les amis et les camarades, ainsi qu’une souscription à la couverture immédiate des urgences (frais de justice et garanties des persécutées). Parmi les priorités des personnes qui font part du Fond, reste les mouvements de solidarité tangibles, la construction « des ponts » de communication entre ceux a l’intérieur et a l’extérieur du carcéral et la croissance des combats sociales à l’intérieur et à l’extérieur des murs.

  • A propos des confineries de « demesure »

    Chroniques de la Grande Guerre des Déconfineurs contre les Confineurs : on a décidé d’en rire… 3 mai 2020

    Le blog « demesure » (sous-titré « Brèves du Grand Confinement. Sortir pour saisir l’occasion et inversement ») a donc été créé pour stipendier « les confineurs » et autres « agents du confinement »[1], qui sont apparemment bien pires que l’État, le capitalisme, les prisons et les frontières, et vanter la gloire des « déconfineurs » et de leurs complices (parmi lesquels des fafs ou conspirationnistes de toutes sortes qui détruisent des radars pour rouler plus vite avec leurs bagnoles de merde ou qui croient que le virus se diffuse par la 5G et « se déconfinent » pour utiliser des moyens bien plus importants pour « demesure » que leurs fins).

  • Dénégation et radicalité  : une hypothèse

    Ou quand le Chat Botté réduit l’ogre en souris… 29 avril 2020

    La pandémie de Covid-19 qui est en train de se répandre sur la planète ne fait pas exception  : elle a aussi ses réducteurs. Pourtant il y a bien des choses à redire, à contester, à attaquer face à ce qui se passe, ne serait-ce que l’État et le capitalisme qui gèrent la situation au mieux, c’est-à-dire contre nous - c’est-à-dire pour notre exploitation et contre notre liberté. Mais, immanquablement, se fait entendre la petite chanson du scepticisme qui se trompe de doute  : ce virus est une «  grippette  », et quiconque le craint m’obligerait à regarder en face que ce n’est pas le cas et fait donc le jeu de l’ennemi.

  • GendNotes ou le discret retour du fichage homosexuel en France

    29 avril 2020

    Le 20 février 2020 est bien discrètement entré en application un décret, adopté par le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui a tout pour susciter de grandes interrogations.

  • Esquisses pour une critique du confinement

    29 avril 2020

    Le fil sur lequel se tient l’entièreté de ce texte, c’est le confinement, comme réalité vécue et comme outil de pouvoir. L’enjeu, l’ambition, n’est absolument pas de produire une réflexion sur la situation dans son ensemble - ce dont nous aurions été bien incapables, et encore moins dans un format comme celui-ci. « Variations sur le le confinement » aurait pu constituer un autre titre.

  • A tous les enfermés dans le confinement…

    21 avril 2020

    En ces temps où l’inquiétude se généralise, sous la forme insaisissable de cette pandémie gérée en désordre par un Etat qui cherche à nous exploiter autant qu’il peut jusqu’au-delà du raisonnable,

  • Covid-19 : Passage en revue des transformations rapides d’une justice qui se prétend « au ralenti »

    21 avril 2020

    La justice française est « au ralenti » depuis le début de la pandémie et des mesures d’état d’urgence sanitaire prises à son égard, nous répète la presse nationale… Alors examinons ce que ce « ralentissement » signifie pour ceux et celles qui nous intéressent, c’est-à-dire que la justice arrête, condamne et emprisonne.

  • La situation ne saurait être plus triste

    Par Luigi Bertoni (octobre 1914) 21 avril 2020

    La situation ne saurait être plus triste et il ne servirait à rien de se le dissimuler. La guerre, en déchaînant les pires instincts de la bête humaine, refoule brutalement toute noble préoccupation, tout idéal élevé. Les foules aveuglées sont entraînées à prendre parti et ne voient plus l’ennemi, là où il est réellement, dans la classe qui exploite leur travail, mais croient le voir dans toute la population, sans distinction, d’un autre pays à la langue différente. Les esclaves se solidarisent avec leurs (…)

  • Il n’y a pas de catastrophes naturelles

    21 avril 2020

    Des milliers et des milliers de morts et de disparus, des millions de gens qui ont presque tout perdu. Au moins pour l’instant. Des villes entières rasées. C’est comme si le Japon n’avait pas été frappé par un tremblement de terre, mais par des bombes atomiques. Comme si les maisons n’avaient pas été ravagées par un tsunami, mais par une guerre. Et en effet, c’est le cas. Mais les ennemis qui frappent aussi durement ne sont pas la terre ou la mer ; il ne s’agit pas d’instruments de vengeance d’une nature que nous nous sommes habitués à considérer comme hostile. L’ennemi, c’est nous. Nous sommes la guerre. L’humanité, c’est la guerre.

  • L’homme qui va bientôt mourir

    Par Stig Dagerman (1955) 10 avril 2020

    L’homme qui va bientôt mourir fixe de ses yeux sagaces ce ciel qui renferme tout, aussi bien des pierres en train de voler qu’un oiseau en train de tomber. Il aperçoit Dieu ployant sous le joug des étoiles. Mais Dieu ne peut plus le forcer à se tenir droit. Sa main a mis trop longtemps à atteindre ce front. Lorsqu’elle y est enfin parvenue, il était froid comme un poisson. L’homme qui va bientôt mourir demande au monde : que me donneras-tu si je reviens sur ma décision ? Il connaît bien la réponse : une rose, un réveille-matin ou bien une cocktail-party. S’il ne s’en contente pas, on le traitera d’ingrat.

  • Psychiatrie : « Avec le confinement, on revient à quelque chose d’asilaire »

    10 avril 2020

    Comment se déroule le confinement pour des patients bien souvent déjà enfermés ? En psychiatrie, l’épidémie de Covid a réduit les espaces de liberté des malades et révèle crument les différences de pratiques selon les établissements.

  • Priso-corps

    10 avril 2020

    Une prise au corps. Voilà ce que ça me fait. La peur d’abord. Une peur terrible, corporelle, comme un étau sur le cœur, de refiler ce truc à ma grand-mère avec qui je vis. De la contagier. De la tuer. Ce truc que je ne vois pas, que je ne comprends pas, qui est partout et nulle part. Comment vivre ensemble sans contact ? Je n’ai jamais eu les mains aussi propres mais le savon n’enlève pas la peur.

  • Conseils aux mouchards

    Dans Le Père Peinard (1898) 4 avril 2020

    Tous les marloupiers qui, pour quelques pièces de cent sous, remuent la casserole et dégringolent dans la mouchardise devraient bien ruminer l’histoire suivante.

  • Contre toutes les prisons : Avec ou sans épidémie, liberté pour tous et toutes !

    1er avril 2020

    Alors que les prisonnier-ere-s se révoltent, nous sommes confiné.e.s, sommé.e.s de déclarer chaque déplacement. Ecrire sur ce qu’il se passe à l’intérieur des taules et sortir pour tenter de l’afficher dans la rue, est une des possibilités pour exprimer notre solidarité avec les révolté.e.s et essayer de rompre avec notre propre isolement !

  • Appel à la grève des loyers

    Le refus de paiement des loyers d’avril marquera le début de cette grève 1er avril 2020

    La proposition d’une grève des loyers se propage depuis quelques jours, parallèlement au coronavirus, en réaction à la crise politique, économique et surtout sociale qu’il provoque, qui vient s’ajouter à ladite « crise sanitaire » qui dure depuis quelque temps.

  • Y a t’il une vie avant la mort ?

    1er avril 2020

    On espère bien qu’il n’y aura pas de retour à la normale. L’avant Covid 19 ne faisait pas rêver, et ce que prépare le pouvoir pour l’« après » est glaçant : mobilisation pour le rétablissement de l’économie du pays à coups de restrictions budgétaires, « d’effort national » et de mise au travail forcé.

  • L’abject « Monologue du Virus »

    1er avril 2020

    « Le monologue du virus », publié sur lundimatin a déjà beaucoup circulé. Ce texte nous invite à accueillir le coronavirus comme le Messie venant nous sortir de notre servitude volontaire et de notre apathie quotidienne. Mais dans ce monologue abject, il est oublié (ou dénié) que tout le monde n’a pas le luxe de se demander s’il faut concevoir le temps de la pandémie comme des vacances ou bien comme l’occasion de cultiver son jardin et l’art de se saluer.

  • Toulouse : On ne paie plus !

    1er avril 2020

    La campagne internationale pour ne plus payer s’installe à Toulouse ! Tandis que nous galérons, l’Etat et les propriétaires continuent à s’enrichir sur nos fatigues. Quitte à être en temps de crise, autant qu’eux et elles aussi la payent ! Ne plus payer son loyer, non seulement parce que c’est désormais mathématiquement impossible, mais aussi parce qu’on peut se demander pourquoi payer pour avoir l’autorisation de se loger ?

  • Fermeture temporaire des Fleurs Arctiques et bribes de réflexions sur la situation en cours

    1er avril 2020

    Quels vont être les dégâts sur nous les humains, nos psychismes, nos corps, notre désir de liberté, notre capacité à l’insurrection ? Les réflexions autour de ces questions, ne pourront venir que plus tard, elles seront pour sûr difficiles mais ne feront qu’accentuer l’espoir de la possibilité d’un dépassement de ce monde de merde.

  • Grève des loyers à Montréal à partir du 1er avril 2020

    1er avril 2020

    Les pauvres, les sans-emploi, les précaires, les sans-papiers, les travailleur.ses à contrats et autres travailleur.ses — nous tous et toutes qui joignons les deux bouts un mois à la fois — nous ne serons pas en mesure de payer notre loyer ce 1er avril. Beaucoup d’entre nous avions déjà de la difficulté à payer le loyer avant que cette crise ne frappe, et accumulons probablement déjà du retard. Dans une perspective d’action directe et de solidarité sociale, TOUTES ET TOUS les locataires peuvent refuser de payer leur loyer ce 1er avril.

  • Le pire des virus… l’autorité

    1er avril 2020

    Le décompte macabre des décès augmente de jour en jour, et dans l’imaginaire de chacun prend place la sensation, d’abord vague puis toujours un peu plus forte, d’être toujours plus menacé par la Grande Faucheuse. Pour des centaines de millions d’êtres humains, cet imaginaire n’est certainement pas nouveau, celui de la mort qui peut s’abattre sur n’importe qui, n’importe quand. Il suffit de penser aux damnés de la terre sacrifiés quotidiennement sur l’autel du pouvoir et du profit : ceux et celles qui (…)

  • Paris : Contre les frontières, leurs prisons et le monde qui les produit

    10 mars 2020

    Discussion proposée par des participants à la bibliothèque des Fleurs Arctiques et au journal De Passage, le samedi 14 mars à 19h aux Fleurs Arctiques (Paris).

  • Émeute et massacre à la prison de Modène suite aux mesures de confinement liées au Covid-19

    10 mars 2020

    Les prisonniers italiens se défendent actuellement contre la suppression des parloirs décidée par l’administration. Selon les informations récoltées – qui ne sont surement pas complètes, il y a eu des mutineries dans vingt établissements pénitentiaires, huit prisonniers sont morts et au moins cinquante prisonniers italiens se sont évadés. Nous traduisons un témoignage, recueilli par le site Round Robin, à propos des révoltes de la prison de Modène.

  • Les camps sous le ciel

    10 mars 2020

    Le droit est un immense dispositif qui crée l’exclusion, qui se fonde sur l’exclusion, et pourtant contre toute sorte d’exclusion le chœur de la protestation ne fait que demander des droits, espérant que le ciel du Droit s’étende à des terres toujours nouvelles. La démocratie est précisément conçue comme cette conquête progressive de nouveaux espaces. C’est pour cela que celle-ci n’est pas seulement défendue, mais aussi exportée. Le ciel de la reconnaissance juridique doit chaque jour couvrir de plus en plus les possibilités et les aspirations des individus. Un individu qui détient des droits est un citoyen, c’est-à-dire un être qui a droit à la citoyenneté dans la Cité démocratique.

  • Pourquoi l’Appel est une impasse – Compte rendu d’un groupe de lecture impossible

    3 mars 2020

    Dans le cadre du groupe de lecture proposé par la bibliothèque Les Fleurs arctiques, nous avions prévu une lecture collective et commentée de l’Appel. Nous voici donc une dizaine d’âges et d’expériences divers, prêts à échanger autour de ce texte, comme nous le faisons de façon hebdomadaire autour de textes d’intérêt et de facture très divers depuis maintenant plusieurs années. Il nous faut peu de temps pour nous rendre compte que d’une part nous tournons en rond tellement ce qu’il y a à dire de ce texte est avant tout une affaire de forme, qui reste au fond toujours la même, et d’autre part nous percevons à quel point prendre au sérieux ce texte comme nous avons l’habitude de le faire pour d’autres, c’est déjà s’y soumettre, puisque c’est avant tout un texte qui asservit, qui enrôle, qui embrigade. Pour le reste, bien peu à se mettre sous la dent. Alors nous mettons fin à l’expérience, et, pour la première fois, un projet de lecture tourne court, et voici le comment du pourquoi de ce groupe de lecture impossible.

  • Paysage d’hiver

    Par Octave Mirbeau (1921) 2 mars 2020

    L’autre jour, j’étais invité à une partie de chasse. Je ne suis pas chasseur, je suis même ce qu’on pourrait appeler un antichasseur. Mais je résolus, néanmoins, d’accepter cette invitation et de m’y rendre avec ma canne.

  • God does not exist

    1er mars 2020

    All religions, with their gods, their demigods, and their prophets, their messiahs and their saints, were created by the credulous fancy of men who had not attained the full development and full possession of their faculties.

  • Le SNU, ça pue

    1er mars 2020

    Le gouvernement envoie sa fanfare et ses clairons : « La promotion des valeurs républicaines et l’éducation à la citoyenneté, dans le cadre d’une expérience de la vie collective, sont au cœur des finalités du séjour de cohésion. À cette fin, la journée débute par un moment organisé autour des symboles de la République, en particulier le lever des couleurs et le chant de l’hymne national. La participation de l’ensemble des cadres, du personnel et des volontaires à ces temps collectifs est obligatoire. Le port (…)

  • « Ce n’est pas à la faillite qu’il faut souscrire, mais à la liquidation »

    Par Georges Herzig (14 novembre 1914) 25 février 2020

    Ce n’est pas à la faillite qu’il faut souscrire, mais à la liquidation, quand les prolétaires seront revenus de leur folie patriotique et de leur adhésion à toutes les œuvres nationalistes et bourgeoises.


  • 2020 : Pour un combat antimilitariste sans merci

    25 février

    Pas un homme, pas une arme pour l’État. C’est ainsi que l’anarchiste Rudolf Rocker s’exprimait au congrès des travailleurs de l’industrie de l’armement à Erfurt en mars 1919. Une revendication qui est encore nécessaire aujourd’hui, étant donné les scènes de guerre qui existent aujourd’hui dans le monde. D’une part, en France, le culte de l’armée et de tout type de force armée continue d’être promu. Les jeunes sont endoctrinés dans le nationalisme, la soumission à l’État et l’admiration de l’armée ou de tout (…)

  • Contre le « milieu » et ses pratiques de keuf

    25 février

    [Ce texte coup-de-gueule, à qui nous pardonnons volontiers sa rage et son ton tant ce qu’il expose est à la fois gravissime et désormais banal, est repris d’Indymedia Nantes, où sont régulièrement publiés des textes mettant en danger la sécurité individuelle et collective de camarades, compagnons et compagnonnes sous des prétextes idéologiques et dénonciateurs divers.]

  • Contre les lieux d’enfermement en France et ailleurs, attaquons Eiffage !

    25 février

    90 jours de rétention maximale, 481 nouvelles places en CRA dans les prochaines années en France hexagonale : l’État s’emploie à enfermer, torturer et expulser de plus en plus d’étranger·ère·s. Et il ne lésine pas dans la guerre qu’il mène contre les personnes qui n’ont pas les bons papiers.

  • Désertons la terreur sanitaire

    24 février

    L’épidémie de grippe A est la nouvelle menace avec laquelle l’Etat et ses maîtres entreprennent de nous terroriser. Face à ce péril indiscutable, puisque décrété par l’autorité de « la science », nous sommes invités à participer corps et âme à l’effort de guerre sanitaire. L’unanimité est exigée, s’y soustraire ne serait qu’une faute morale ou une preuve de manque d’instruction. La réalité des conflits sociaux disparaît opportunément derrière cette fausse union et derrière le conflit factice qui en découle entre ceux qui sont « pour » et ceux qui sont « contre » le vaccin. Ce spectacle mobilise nos affects – la frustration, le ressentiment, l’angoisse – et les autorise à se décharger d’une manière valorisante et inoffensive pour l’ordre social qui les fait naître : contre un ennemi chimérique, contre ceux de nos concitoyens qui se font ses complices en refusant de se soumettre à la bienveillante protection du gouvernement et de l’industrie, ou tout aussi bien contre quelques méchants gouvernants et patrons – cela revient au même si l’on se laisse emporter dans la panique et si l’on ne voit pas la continuité politique derrière cette campagne.

  • Le concombre fugitif

    19 février

    Je vous dirai que j’aime les fleurs d’une passion presque monomaniaque. Les fleurs me sont des amies « silencieuses et violentes », et fidèles. Et toute joie me vient d’elles. Mais je n’aime pas les fleurs bêtes, car si blasphématoire que cela paraisse, il y a des fleurs bêtes, ou plutôt des fleurs, des pauvres fleurs à qui les horticulteurs ont communiqué leur bêtise contagieuse. Tels les bégonias, dont on fait, dans les jardins, aujourd’hui, un si douloureux étalage. Au point que toute autre fleur en (…)

  • La création du Soleil — Une légende indienne

    17 février

    Les hommes vivaient en paix sur la Terre et ils étaient heureux. Ils jouissaient du Soleil, qui leur offrait la lumière et la chaleur, donnait leurs fruits à leurs champs, leur parfum et leurs belles couleurs aux fleurs, conférait aux arbres leur toit ombrageux de vertes frondaisons, et aux oiseaux du ciel l’envie de chanter leur allégresse.

  • L’Appel constant du nationalisme

    7 février

    Au cours de ce siècle, la mort du nationalisme a été proclamée à de nombreuses reprises : Après la Première guerre mondiale, lorsque les derniers empires d’Europe — autrichien et turc — ont été morcelés en nations autodéterminées et qu’il ne restait plus de nationalistes dépossédés, à l’exception des sionistes ; Après le coup d’État bolchevique, quand on a dit que les luttes de la bourgeoisie pour son autodétermination étaient dorénavant supplantées par les luttes des travailleurs, qui eux n’avaient pas de patrie (…)

  • Faire violence ?

    6 février

    Toutes les violences ne se valent pas, mais toutes les pacifications sont des entreprises de domination et de maintien de l’ordre, que nous subissons et dont nous payons le prix. Et nous savons bien que tout ce qui se fera pour s’y opposer s’appellera « violence ».

  • Oubli de principes

    5 février

    Au risque de passer pour un esprit simpliste, je dois avouer que je n’aurais jamais cru possible que des socialistes — même des social-démocrates — puissent applaudir et participer volontairement, soit à côté des Allemands, soit à côté des alliés, à une guerre comme celle qui ravage actuellement l’Europe. Mais que dire lorsque cette attitude est adoptée même par des anarchistes, peu nombreux il est vrai, mais au nombre desquels se trouvent des camarades que nous aimons et respectons profondément.

  • A propos de la Nomenklatura et de Hô chi Minh

    3 février

    Au Viêt nam, la nomenklatura compte, à Hanoi environ 10 000 membres haut placés dans les services civils et 3 000 dans l’armée et la police. À Saïgon, environ 4 000. Dans l’ensemble du pays, des villes au plus profond des campagnes, à tous les échelons de la pyramide du pouvoir, environ 50 000 familles de privilégiés dominent une population de 75 millions d’habitants. Il existe des organismes spéciaux qui organisent le service de ces nouveaux potentats des villes et des provinces.

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